TURLUTTE SUMIZOKU VE-22 2.5

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Rappel Fishandtest : Les tests sont réalisés avec modestie, simplicité et passion. Notre volonté est de valoriser le partage d'expérience, nous n’avons en aucun cas la prétention de proposer des vérités absolues. Un test, dès lors qu’il est réalisé par un être humain, est en partie subjectif, la perception des choses étant propre à chaque individu. En revanche, nous pouvons vous certifier que la totalité des tests n’est soumise à aucun sponsor ou partenaire, nous prônons en effet la neutralité et la liberté de parole.

 

  

 

Testeur :
 
Nicolas J - Non sponsorisé
 

Usage du test :
 
Pêche des céphalopodes du bord en mer en Bretagne.
 
 

Données constructeurs :
 
Taille 2.0 (6,5 cm) - 6,5 g et 2.5 (7,5 cm) - 10 g

  

  

  

 

Venant tout droit du pays du soleil levant, l’eging est le nom de la technique de pêche visant les céphalopodes (calamar, seiche et poulpe) avec des leurres spécifiques nommés turluttes. Cette technique, à la fois ludique et fascinante, demande énormément d’observation. Sumizoku propose exclusivement du matériel eging pour différents pays autour du globe mais c’est par le biais d’Ultimate Fishing qu’elle est distribuée en France. La turlutte Ve-22 2.5 sera la première de la marque a passé au test pour dire si réellement elle est digne des meilleurs modèles du marché.

 

 

 

 

construction

 

 

 

La Sumizoku Ve-22 est une turlutte plombée disponible en 5 tailles : 2.0 pour 6,5 cm, 2.5 pour 7,5 cm, 3.0 pour 9 cm, 3.5 pour 11 cm et 4 pour 12,5 cm.

  

 

 

 

Mon choix s’est porté sur les modèles 2.0 et 2.5. Ce leurre à l’apparence banale montre un grand nombre de détails pertinents quand on s’y intéresse de plus près. Le tissu, appelé jacket, tressé en maille large est, suivant les coloris, couplé avec du fil brillant. Il est ligaturé à chaque extrémité de cette Ve-22 et verni côté panier pour éviter les potentielles infiltrations.

  

 

 

 

À propos des coloris, Sumizoku joue la carte de l’originalité en proposant une quinzaine de modèles tous plus originaux les uns que les autres. Vous les décrire individuellement serait une longue tâche ! Cependant on retrouve des similitudes liées à la base de couleur de la turlutte. Le corps, appelé aussi « shape », est peint d’une ou plusieurs couleurs et sera associé à ce qu’on appelle la base colorée. Ensuite, est rajouté le tissu puis plusieurs détails en tout genre. On retrouve le plus souvent des bases aux teintes rouge/orange, rose, violet, blanche. Une partie d’entre elles sont des turluttes Glow (phosphorescentes) et la quasi-totalité comporte des signaux UV (ultraviolets) à différents endroits suivant les modèles.

 

 

 

 

 

Son armement se compose d’un double panier à haute teneur en carbone composé de 2 fois huit piques. L’axe central est protégé par deux gaines en plastique noir qui ont pour but de le protéger face à la corrosion. On trouve également du vernis pour éviter son décollement.

 

 

 

 

 

Le panier étant composé principalement de carbone, il est normalement sensible à l’agressivité du milieu salin. Cependant mon ressenti après plus de deux saisons à pêcher avec est sans appel car en plus de piquer comme au premier jour, aucune trace de rouille n’est à déplorer.

 

 

 

 

 

Un point intéressant : Le plomb est recouvert d’une peinture holographique au rendu excellent et permet donc de remarquablement se marier avec le coloris du leurre. Les plumes, situées de part et d’autre de la turlutte, sont aussi de très bonne qualité car les couleurs (blanc on marron suivant les modèles) sont restées inchangées même après de nombreuses sessions.

  

 

 

 

La turlutte Ve-22 en 2.0 et 2.5 de chez Sumizoku est d’une finition irréprochable. C’est un vrai plaisir de pêcher avec un produit dont la tenue dans le temps est aussi bonne. Voyons à présent si le fond égale la forme dans la partie suivante.

 

 

 

performances

 

 

 

 

Pour le test, j’ai pêché avec du matériel fonctionnel mais non optimal : Une canne de 2m20 en 2 - 10 g idéale pour les pêches légères du bord mais atteignant très vite des limites en distance de lancer. Bien sûr, l’idéal est une canne conçue pour l’eging de 2m40 et 2m60 suivant les configurations et de puissance 1,5 / 2,5 Oz. Celle-ci peut être équipée d’un moulinet de taille 2500 garni de tresse spécial eging en PE 0,6 à PE 1.

  

La Sumizoku Ve-22  est une turlutte à l’équilibre satisfaisant, car elle se lance très bien et peut atteindre des distances, lors du lancer, entre 20 mètres et 40 mètres suivant les conditions et le matériel utilisé. Le bon fonctionnement d’une turlutte passe par son équilibre dans l’eau ainsi que par sa nage. Une fois en tension, elle garde un équilibre plutôt surprenant avec une légère inclinaison vers l’avant. Cette inclinaison lui permettra, lors de l’animation appelée Bichi-Bachi (technique japonaise qui consiste à imprimer une succession de jerk à la turlutte) de la voir se diriger de droite à gauche à la manière d’une proie affolée.

  

 

 

 

C’est avec ses petites tailles telle que la 2.0 et 2.5 que je me permets de jouer la carte de l’agressivité en l’animant de 4 à 5 jerks suivis d’une longue pause puis 5 à 6 tours de moulinet rapide en réitérant l’animation jusqu’à trouver le temps de pause idéal, sachant que la turlutte a une vitesse de descente approximative de 1 mètres en 3 à 3,5 secondes. De plus, les plumes sur les côtés de la turlutte vont provoquer de fines vibrations lors des arrêts amenant ainsi plus de réalisme.

  

 

 

 

Néanmoins, d’un point de vue technique, cette turlutte est très limitée. Les vibrations comme la sonorité sont très basiques. De plus, elle ne dispose pas des dernières innovations des marques concurrentes comme un revêtement dégageant de la chaleur par exemple. Bref, le prix est très élevé au regard de sa technologie très simple. Certes, elle est efficace mais n’apporte rien de nouveau ; ce qui explique une note assez moyenne.

  

 

 

 

rapport performances / prix

 

 

La Sumizoku Ve-22 2.5 coûte tout de même 19,70 euros sur le marché français. Il faut savoir qu’elle est vendue à peine la moitié de ce prix au Japon. Qu’est-ce qui explique une telle différence me direz-vous ? À mon avis, peu de raisons valables justifient un tel écart, même le transport. Mais revenons à notre produit, car si vous en faites l’achat, il faut savoir que vous aurez entre les mains une des plus belles turluttes du marché en termes de coloris et finitions, une des plus durables, mais en retrait en termes de technologie face à ces concurrentes. Elle n’en reste pas moins efficace à mon goût malgré son prix très élevé.

 

 

POINTS FORTS

POINTS FAIBLES

CONCLUSION